Domahom's papers N° 24

Le Berry 2ème épisode.

C'est ici qu'officiellement papa a déclaré sa maladie :


C'est là qu'il a succombé à sa maladie :



Yves et Bernard, les deux potes ensemble, les dernières vacances de mon père.

Tout à commencé en septembre, au retour des vacances que nos parents avaient passées chez Mireille et Yves en Bordelais. Papa n'étant pas très bien, le docteur avait diagnostiqué une crise de goutte.
Soit.
En décembre, papa nous convoquait car il avait une chose importante à nous dire.
Dois-je préciser que ça ne lui ressemblait pas dutou dutou ?
Et là, on apprend qu'il démissionne, qu'ils partent en Sologne le 15 janvier.
Nous n'avons rien su des recherches d'emplois entre septembre et décembre.
Et puis un mois après leur arrivée en Sologne, maman m'annonce que papa doit faire une dépression.
Papa ≠ dépression, c'est mathématiquement non envisageable.
Voyant son état de santé se détériorer, je lance une bombe : "Sa crise de goutte et sa dépression ça ressemble beaucoup trop à un cancer bien installé."
Les analyses, clichés et autres biopsies sont pratiqués et le 3 mars, roulements de tambour : cancer du pancréas métastasé (foie, poumons, péritoine, yoh c'est la fête... non).
En juin, très affaibli, il sera au mariage de Sœurette, l'ultime combat pour sa filleule adorée.
Fin septembre il n'est plus là.
Six mois d'horreur.
Pendant cette période, j'ai rassemblé mon courage pour lui faire comprendre qu'il était condamné[1], pour faire mon coming-out, voir défiler les amis et la famille qui venaient lui dire adieux, au final j'étais rincé mais bouillonnant de rage et de colère.
L'impuissance, la détresse, la tristesse et bientôt le deuil.
Un soir, il s'est assis entre mon frère et moi, nous a pris les mains et nous a dit qu'il était très fier de ses garçons, c'était la dernière fois qu'on se parlait.
Trois jours après il est mort.
C'en était fini des projets dans le jardin, des travaux dans la maison... ne restaient que les souvenir et sa chienne Bébé... une famille abimée, des vies à continuer et l'absence.

Note

[1] maman nous avait interdit d'évoquer la maladie ainsi que de pleurer devant lui

Domahom's papers N° 23

Le mariage de Suzanne et Maxime, 1938 en Berry. Les seuls que l'on puisse identifier avec certitude sont Huguette, son frère Maxime (le marié), Suzanne (la mariée) et Jean (Frère de Maxime et d'Huguette). Tous les autres, sauf peut-être les grandes-tantes Maria et Émilienne, sont des inconnus pour  […]

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Faites pour le mieux.

Âmes sensibles, passez votre chemin, dans ce billet on continue d'aborder mon côté sombre. Combien de fois avons-nous entendu cette phrase quand il fallait prendre une décision et qu'elle était incapable d'oraliser sa pensée et/ou son opinion, parce qu'elle ne pouvait pas affronter et/ou révéler ses  […]

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Mi-temps.

La douceur angevine c'est surfait. Hier, malgré les 15° affiché par le thermomètre, je m'en fus en courses pour des produits d'entretien histoire de récurer un peu le logis de Madeleine, c'est pas que ça en a besoin, mais on frôle l'insalubrité... bref, donc malgré ces 15°, j'étais le seul à être en  […]

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Domahom's papers N° 22

Sœurette. Voilà, tout est dit. Bon, OK, je développe... Tout a commencé en août 1970. Isabelle arrive dans la famille, Bernard (mon père) sera son parrain. Ayant toujours souhaité une fille qu'il n'aura pas (j'en reparlerai dans un autre paper), Isabelle sera sa fille de cœur, donc la sœur que je  […]

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