Domahom's papers N° 05

Je m'estime heureux que le bébé n'est pas été jeté avec l'eau du bain :


Dans cette image, il y a un peu de ce qui forgera mon identité.
Depuis tout bébé j'avais une passion pour les petites voitures[1], pour que je sois sage dans le bain ou ailleurs et pour n'importe quoi, allez hop, une petite voiture.
La bassine du bain.
Cette photo prise dans la cuisine de l’appartement de mes parents à Paris, qui faisait aussi office de salle de bain tant il était minuscule, aurait pu être mon lieu de cuisson.
La légende familiale raconte qu'une fois, maman m'avait mis dans la bassine sans eau, posée sur la gazinière qui venait de servir pour cuisiner avec la cocotte minute avant d'aller faire autre chose, donc ses grilles au dessus des feux étaient encore très chaudes, suffisamment pour que mes fesses qui commençaient à cuire attachent au fond. Ce sont mes pleurs au bout d'un moment qui ont alerté qu'il devait y avoir un souci dans la recette, finalement il n'y aura pas de grillade de Dom au menu.
On peut voir que je porte la chaine et le médaille de mon baptême offertes par ma marraine. Aujourd'hui encore, cette femme dont je partage le prénom, compte énormément pour moi. A chaque fois que je la vois c'est une enchantement, quand je la quitte c'est une déchirure.
Pour être tout à fait honnête, j'ai toujours trouvé auprès d'elle l'amour que ma mère ne savait pas me donner, je ne comprendrai cela que bien après mon adolescence.
C'est aussi là-bas[2] que j'ai appris à marcher, appris à mon grand frère à parler (ce sera dans un autre épisode), défendu mon père lors d'une dispute de mes parents[3], joué à construire des châteaux avec des morceaux de sucre avant de comprendre que ça se mangeait et là plus question de jouer, c'était trop bon !
Je me souviens de mon lit, de la découverte du velours, de la varicelle, de l’appendicite, des oreillons, des amygdales, de l'entrée à la maternelle, de la soupe aux vermicelles...
Un autre souvenir que je ne peux pas reproduire depuis car j'ai trop peur de m'écrouler, c'est mon père qui nous préparait des tartines GÉANTES ! Il découpait avec SON couteau, un canif aux plaquettes nacrées[4], deux tartines de la longueur des côtés du pain pour mon grand frère et moi. A mes yeux ça valait tous les gâteaux du monde alors que ma mère était furieuse quand il faisait ça.
C'est aussi là-bas que j'ai développé un goût immodéré pour les crêpes industrielles, tu sais, celles qui sont pliées en quatre dans un sachet en plastique et qu'il est impossible de déplier sans les déchirer tellement elles sont sèches, limite immangeables, hé bah se sont mes préférées[5]. On en trouve quasiment plus aujourd'hui, ils n'en fabriquent que des bonnes. Tout fout l'camp ma pauv'dame !

Notes

[1] et jeune adulte pour les voitures en général

[2] tout est neuf et tout est sauvage

[3] j'avais trois ans

[4] on se demande bien pourquoi j'ai toujours un couteau sur moi depuis que je suis adulte

[5] dois-je préciser que c'est mon père qui les apportait chez nous ?

Domahom's papers N° 04

Jusqu'au collège j'étais plus petit que mon frère, dès le lycée j'étais devenu le point culminant de la famille. Sur cette photo il n'a pas de pansement mais une croûte au genou, il ne devait pas tenir debout ou être casse-cou et nous sommes habillés : Ces images de nous deux seuls devaient être  […]

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Domahom's papers N° 03

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Domahom's papers N° 02

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Domahom's papers N° 01

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