Tatie (Simone).

Aussi difficile à prendre en photo que moi.
Et l'exploit de nous avoir sur la même photo :

Amusante car je suis assis et elle est debout.
Parler de Tatie, sans parler de sa maman mémé et de ses enfants Roger (mon parrain) et Mireille (Mimi, la sœur de cœur de Madeleine), n'est pas aisé.
C'est elle qui m'avait raconté l'histoire de nos deux famille, jadis la même, et que les parents des parents des parents des parents des... bref ils avaient toujours garder un lien solide au fil des générations, des guerres, des déménagements et autres aléas de la vie.
C'est aussi la seule personne qui avait le droit de m’appeler Koki, mon surnom jusqu'en maternelle, abandonné par tous sauf tatie, qui, avec sa voix douce et son accent berrichon, le faisait chanter comme un mantra magique.
J'ai appris bien des secrets de la famille grâce à elle, une véritable mémoire vivante, sans tabou, sans méchanceté, juste raconter les choses pour les transmettre, pour qu'elles soient le ciment de nos vies, le terreau sur lequel nous avons grandi.
C'est elle qui me raconta que Suzanne et Maxime faisaient passer des Juifs en zone libre, qu'ils assemblaient des pistolets pour les Résistants, qu'ils faisaient sauter des trains dans le Berry Bourbonnais, qu'ils transmettaient des messages avec la tata Jeannette entre les groupes de Résistants et quand je lui demandais comment elle savait tout ça, sa réponse me laissa sans voix :
"Parce qu'avec André (*) on était avec eux pardi, on le faisait aussi !"
Et dit avec un naturel comme si tout le monde l'avait fait et/ou le savait.
Des deux côtés de ma famille, ça résistait furieusement, mais on ne le racontait pas !
Tatie, elle, le faisait.
Tiens, si elle avait eu un rôle dans La Boum, ç'aurait été Poupette !
(*) Son mari et le parrain de Madeleine.
Domahom's papers N° 12
Tata Huguette, la mystérieuse, la discrète... Tata aussi a toujours été dans mon paysage affectif. Sa fille, la cousine Michelle, était plus lointaine, physiquement et affectueusement. Nous ne sous sommes croisés qu'à de rares occasions sans avoir grand chose à nous dire, pas par indifférence mais […]
Domahom's papers N° 11
Tata Germaine et tonton Jean. Photo prise à Dordives lorsque nous avons fêter leurs 90 ans ainsi que ceux de Suzanne. Jean est le frère cadet de mon grand-père berrichon Maxime. Germaine, son épouse, est la maman de ma marraine et de celle de mon grand frère. Ils ont toujours été dans mon paysage […]
Domahom's papers N° 10
Suzanne et Maxime. La 2cv. La première voiture de mes grands-parents berrichons, en tout cas la plus ancienne dont je me souvienne, achetée avant ma naissance, sans doute quand ils sont partis travailler en Picardie. Maxime n'ayant jamais pu passer son permis de conduire, à cause d'un accident de […]
Domahom's papers N° 09
Je suis grand. Certes, et pourtant je me suis toujours senti petit et insignifiant à côté de cette femme. Tata Jeannette. L'épouse de l'oncle Albert, un des frères de Suzanne, ma grand-mère. Lui : résistant arrêté sur dénonciation et fusillé à Dijon par les allemands. Elle : résistante arrêtée sur […]