Le ballon.

Cette photo est bien la preuve qu'à l'époque du noir et blanc je pratiquais le piedballe.
Bon, OK, je n'y ai pas joué bien longtemps, un sport avec un ballon que tu ne peux pas prendre en main, sauf à de rares occasions, c'pô pour moi.
La dernière fois que j'y ai joué, c'était à l'armée, chez les catalans.
Entre bidasses on y jouait dans les casernes histoire de se dégourdir les jambes et un jour on nous proposa un match entre les appelés et les militaires de carrière.
Sauf que forcément on était beaucoup plus vifs que les vieux, qui tentaient la triche pour nous contrer.
Dans une remontée du terrain (j'étais défenseur) avec le ballon en laissant les adversaires sur place, le dernier sur mon chemin (défenseur également) sauta pour saisir le ballon avec les mains alors que je le lobais, j'ai pas apprécié, j'ai quitté le terrain sans explication et plus tard le lendemain, quand il est venu s'excuser, je me suis tourné vers un autre gradé pour lui dire :
"Si vous voyez Untel, dites lui que je ne parle pas aux tricheurs."
Untel : "Tu me dois le respect !!!"
Moi : "Ce n'est pas l'exemple que vous donnez et je préfère ne pas le reproduire."
Untel : "Connard de picard !"
Moi : "Saleté de catalan."
On ne s'est plus adressé la parole jusqu'à ma libération.
Mais revenons à mes 9 ans, quand je me suis mis à la natation.
D'abord sans lâcher le bord du bassin parce que je ne savais pas nager, puis quand un vieux de 62 ans m'a appris comment faire, c'est devenu beaucoup plus facile et même que je passais mon temps à la piscine, j'adorais nager, sauter, plonger, aller au fond, bref, je m'éclatais, jusqu'à ce que je rencontre mon mari à 38 ans et que mon dos commence à partir en couille.
Plus tard à l'adolescence, tonton Albert s'était mis en tête de faire de moi un tennisman d'envergure.
En plein cagnard, sur un court de tennis avec le tonton professeur qui gueulait :
"Regarde la balle !"
"Anticipe ta prochaine action !"
"Bras tendu !"
"Avance sur la balle !"
"Bouge sur tes jambes !"
C'était pas trop mon truc la compétition.
Au lycée, j'ai découvert le ping-pong.
J'étais pas trop mauvais et certains adversaires étaient plutôt craquants dans l'effort, ça motivait beaucoup pour ma participation aux tournois, je devais être dans les 10 meilleurs du bahut.
J'avais mis au point un service façon ace qui laissait l'adversaire sur place, avec ma taille et mes grands bras je couvrais toute la largeur de la table sans trop d'efforts. Quand je jouais face à des nains ils se faisaient vite déborder. On a les armes qu'on peut !
Plus tard avec une consœur et des copines, je renouais avec la piscine les jours de pluie ou de froid et au footing quand les chemins et les bois de Picardie étaient praticables sans combinaison de plongée.
Suivant l'humeur et la fatigue, on faisait ça après le boulot, le parcourt de course faisait entre 2 et 6 km entre plaine et forêt. La piscine de Compiègne nous accueillait les autres jours quand les lignes d'eau étaient accessibles.
C'est après ça que j'ai rencontré celui qui deviendrait mon mari et que je me suis éloigné du sport à cause de l'amoooouuuur ! mon dos en ruine.
Morale de l'histoire : Fésez du sport mais avec modération
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