Domahom's papers N° 07

L'Aronde.


Ce n'était pas que le modèle de notre voiture (je n'ai pas quatre ans sur la photo) que l'on nous a volée pendant les évènements de 1968.
Papa avait réussi à trouver de l'essence et on partait (je ne saurai jamais où) avec les valises vers l'endroit où il l'avait garée. En arrivant sur place, plus de voiture. On est donc rentré à l'appartement, on n'est pas parti en province (Picardie ou Berry), déception.

L'Aronde.


C'est aussi le nom de la rivière qui traverse le village picard dans lequel papa, et tous les frères et sœurs qui l'ont suivis sont nés. C'est elle qui traverse le marais où l'on avait des parcelles de peupliers, là où tonton Jean à aménagé un étang avec cabane, mirador, pont pour aller sur l'ile au milieu de cette pièce d'eau et un bateau (plutôt une grande barque) qu'il avait lui-même construit : Le Calipétant.
C'était là-bas qu'on se retrouvait pour les évènements importants genre coupe de monde, fête du 15 août quand elle n'a plus eu lieu chez mes parents, anniversaires d'un oncle, d'une cousine, d'une tante ou d'un cousin.
Y être convié était un insigne honneur, vous arriviez dans le sérail, ça valait toutes les médailles en tout cas plus de 20 ans après, on nous en parle encore !

Côté paternel, le mot famille n'est pas dénué de sens, au contraire c'est le socle, la base, la première valeur. L'amitié une fois partagée ne s'oubliait pas non plus.
Quand mon père avait institué la fête du 15 août, il y a d'abord eu ses frères, ses belles sœurs, ses nièces et neveux. Sont arrivés ensuite, les cousins et autre pièces rapportées, puis enfin les ami(e)s, les potes, les chiens et chats compris.
On y refaisait le monde, on évoquait les disparus, les projets, on n'y buvait que du bon et on n'y mangeait que le meilleur.
Les bulles, les vins et les digestifs de papa accompagnaient les plats de maman et sa légendaire mousse au chocolat.
Pétanque, foot, badminton, fléchettes, ping-pong et chaises longues aidaient à la digestion vautré sur la pelouse à l'ombre des noyers, surveillés et défendus par la meute des chiens de la maison.

Je ne suis pas nostalgique de ces moments, ils sont de merveilleux souvenirs toujours évoqués lors de retrouvailles, qu'elles aient lieu pour de joyeuses ou tristes occasions.

Domahom's papers N° 06

La famille du cœur côté Berry. de gauche à droite : Albert (tonton), Madeleine (maman), Mireille et Roger (parrain), en 1946. Maman et son frère ont été élevés avec mon parrain et sa sœur. Ils ont littéralement grandi les uns chez les autres et inversement Deux familles berrichonnes qui autrefois  […]

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Domahom's papers N° 05

Je m'estime heureux que le bébé n'est pas été jeté avec l'eau du bain : Dans cette image, il y a un peu de ce qui forgera mon identité. Depuis tout bébé j'avais une passion pour les petites voitures[1], pour que je sois sage dans le bain ou ailleurs et pour n'importe quoi, allez hop, une petite  […]

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Domahom's papers N° 04

Jusqu'au collège j'étais plus petit que mon frère, dès le lycée j'étais devenu le point culminant de la famille. Sur cette photo il n'a pas de pansement mais une croûte au genou, il ne devait pas tenir debout ou être casse-cou et nous sommes habillés : Ces images de nous deux seuls devaient être  […]

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Domahom's papers N° 03

Me voici arrivé dans ce monde. J'ai quelques petits mois, mon grand frère me maintient tout contre lui : Si vous être attentifs vous pourrez même voir ma bite, oui, je suis un garçon. A l'origine, comme je l'ai souvent dit, je suis issu du croisement d'une berrichonne et d'un picard, et j'ai  […]

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