Les étrangetés de la vie.

Après l'achat de la maison, nous avions constaté que deux parcelles de terrain, entre notre "verger" et nos pommiers, ne figuraient pas dans la vente. Nous avions demandé en mairie des informations cadastrales mentionnant le nom du ou des propriétaires afin de nous en porter acquéreurs.
Ce qui nous troublait, c'est que la propriétaire (la mère des héritiers à qui nous avons acheté) avait son fil à linge sur ces parcelles, étrange de s'approprier un terrain s'il appartient à quelqu'un d'autre, sans doute pas une première, mais bon, étrange quand même.
Les années passent et le maire me contacte afin de savoir si nous sommes toujours intéressés par ces terrains car il envisage de les acquérir pour les intégrer au patrimoine foncier de la commune puis de nous les rétrocéder ensuite. A cause de soucis compliqués avec sa secrétaire, cela ne se fera pas.

L'enquête.


Me voici presque en retraite, toujours avec l'idée d'acheter ces parcelles, reprenant le dossier et plongeant dans l'acte de vente de la maison pour retrouver les adresses des vendeurs. Je commence à investiguer en mairie où le secrétaire consulte le registre d'état civil pour tenter de comprendre qui est ce monsieur G. et pourquoi ce ne sont pas ses enfants ou petits enfants qui en sont les propriétaires.
Avec les quelques renseignements fournis par l'état civil et ceux trouver dans l'acte de vente, je croise les informations avec d'autres trouvées sur Internet au... Canada.
L'ainée de la fratrie y habitant à l'époque de la vente, semble toujours y être et encore en vie.
J'envoie un courrier en y indiquant nos coordonnées postales, téléphoniques et électroniques.
Une réponse arrivera quelques semaines plus tard. L'ainée, Dominique, s'étonne 1 : que ces parcelles ne nous appartiennent pas, et 2 : que je n'ai trouvé que ces coordonnées à elle qui n'habite plus en France.
Elle souhaite me téléphoner pour comprendre cette histoire.
En juillet, j'entends sa voix venant du Canada, nous échangeons sur les grandes lignes, sur notre prénom commun et sur l'aide qu'elle souhaite nous apporter pour retrouver les coordonnées de ses deux frères, mes recherches ne m'ayant pas permis de trouver leurs adresses actuelles. Elle m'apprendra qu'elle a divorcé de sa famille dans les années 70 à cause que dans toutes les familles il y a des histoires compliquées...
Nous poursuivrons cette correspondance avec des mails, dans l'un desquels elle m'apprend que nous sommes nés dans la même ville, peut-être dans la même clinique mais elle n'a pas cette information la concernant.
Continuant mon enquête, j'avais commencé à comprendre l'histoire de cette personne. Fille naturelle de sa mère (donc pas de père identifié, ça devait être sympathique à vivre dans la campagne dans les années 50), après le mariage de sa mère avec le père de ses demi-frères et sa majorité atteinte, elle se marie et part au Canada pour y être agricultrice.
Concernant la maison, ce sont les grands-parents qui l'avaient achetée (ou en étaient propriétaires par succession) et en avaient fait don à leur fille en 67, puis avaient acquis les parcelles en 70. Mais lors des successions suite aux décès du grand-père puis de la grand-mère, la propriété de ses parcelles n'a pas été transmise à leur fille (la mère des vendeurs), restant donc au nom du grand-père sur le cadastre.
Nous en sommes donc là avec des successions incomplètes qu'il faut régulariser afin de pouvoir légalement les acquérir.
Hier, la notaire me téléphone pour faire le point sur le dossier, m'expliquer ce besoin de régularisation et me dit qu'elle va envoyer un mail aux vendeurs pour le leur expliquer.

Petite pause car la suite me trouble autant qu'elle m’émeut.
Pendant la période de nos échanges par mails avec mon homonyme, j'avais rêvé que je lui demandais si elle voulait bien me raconter un peu plus de sa vie, dans quelle chambre elle dormait (je pense que c'était celle que nous appelons la chambre du pignon, mais avec un gros doute pour la chambre chocolat), sa réponse négative invoquait un passé douloureux. Au réveil j'avais été surpris de mon audace envers cette femme que je ne connaissais que par l'intermédiaire d'une vente et de vieux documents notariés. Fallait-il que je me mette à la drogue pour justifier cette démarche ?

Reprise.
Suite au mail de la notaire d'hier, ma franco-canadienne à répondu dans la nuit, décalage horaire quand tu nous tiens, et la première phrase de son mail m'a percuté :
"En ce qui me concerne, étant une erreur dans l’arbre généalogique de la famille G., je ne possède aucun document familial"

Ouôôpitin ! (comme dirait ma nantaise préférée)

Je ne vous dirais rien des sensations de dimanche en regardant un fil à linge en région parisienne, ni d'hier soir en rangeant mon assiette dans le lave-vaisselle, je ne les comprenais pas jusqu'à la lecture de ce mail.
C'est ce satané puzzle de ma vie qui continue de s'assembler, je me vrille le cerveau pour comprendre sans trouver de fil rouge (j'aurai préféré bleu mais passons) qui m'aide à m'y retrouver et puis tout s'assemble de façon limpide, comme une évidence, comme si ce géant (il faisait pas loin de 3 mètres) vu dans un rêve me disait "le moment venu, tu comprendras".
Ou cette dame qui me prédisait : "Vous verrez, bientôt ça va être wouhaaa !" accompagnant sa phrase d'un geste d'expansion.
C'est con mais en effet, je comprends et c'est wouhaa !
Il y a en ce moment deux histoires qui se croisent avec une synchronicité de malade, la sienne et la mienne, je vais répondre à son mail en privé pour lui dire mon trouble par rapport à tout cela...

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