Domahom's papers (post-scriptum)

Bonjour à toutes & à tous.

Je tiens à vous remercier pour vos messages ici, pour ceux ailleurs, pour les liens (comme madame la Fée), les mastodontiennes et dontiens.
Vous savoir de l'autre côté des écrans m'a beaucoup aidé à ne pas imaginer que je lançais des bouteilles dans les rivières et les océans, savoir que cette expérience depuis bientôt un an m'avait fichu par terre, m'a balayé, moi la tête de pioche, le bourrin picard, le pédé agricole, je n'ai pas fait un pli mais je n'ai pas sombré.
J'avais le précieux soutien de mon mari, de mon grand frère, de sœurette, des belles-sœurs et beaux-frères, des amies & amis, pour me relever, pour pardonner, pour continuer d'avancer et pour avoir le coup de pied au cul nécessaire à dépasser cette épreuve.
Je n'irai pas jusqu'à dire que tout va très bien, nan, il y a encore des moments où je vacille, d'autres où les larmes surgissent, parfois la colère se réveil mais je l'étouffe car ça n'en vaut pas la peine.
Il ne vous aura pas échappé que depuis trois semaines et six jours nous avons accueilli une petite chiennes d'amour dans notre famille, une beauceronne arlequine : Bénilde dite Ben. Ça aussi c'est un fantastique coup de pied au cul pour s'engager dans une belle histoire, pour avoir de bonnes raisons de se réveiller la nuit pour s'occuper d'elle, ça donne un sens à la solitude de la semaine en attendant le week-end que mon mari nous rejoigne.
Le moment était arrivé, les planètes étaient alignées, c'était maintenant et c'est merveilleux.
Tout cela, avec vous toutes & tous, ce sont des béquilles pour rester stable quand le sol se dérobe, comme avec mon pendentif rose des vents qui m'aide à trouver une direction même si ce n'est pas celle du Nord, quand la volonté se laisse submerger par les souvenirs, les douleurs passées toujours intactes qui brûlent lentement au fond de moi, qui brouillent la vue et entament l'envie d'aller vers les autres de peur d'avoir mal et fuck la peur j'y vais quand même, car oui je suis trop souvent à fleur de peau, un rien peu embraser mon esprit et déclencher la crainte d'une colère qui va me terrifier parce que cette violence en moi me fait peur, mais elle fait partie de moi et j'en ai peur comme j'ai peur de ma mémoire.
Alors vous savoir là, juste à côté, ça m'est précieux, très précieux.

Tout ça pour vous écrire simplement, mais très sincèrement, à vous toutes & tous : merci !

Madame la docteur.

Mon départ en retraite rimait avec Bourgogne, donc campagne, donc province, donc faut trouver un médecin. Je n'avais pas de grosses pathologies à part mon dos en vrac, mes douleurs neurologiques et un peu de tension. Mon médecin de la région parisienne ayant pris sa retraite, il me fallait en  […]

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Et ça pionce.

Hier, on a eu la visite d'une voisine. Ben approchait du portail par étapes, des fois qu'un monstre surgisse entre les lames de bois, et finalement, quand une main est apparue la confiance s'est installée. Dans ces cas là, je la laisse prendre l'initiative, elle cherche mon approbation du regard  […]

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